Editorial
Erschienen in: Theater der Zeit Spezial: Frankreich (10/2017)
Assoziationen: Europa
Frankreich ist Ehrengast auf der Frankfurter Buchmesse 2017. Das ist erfreulich und willkommener Anlass für eine Momentaufnahme der französischen Gegenwartsdramatik. Diesem Theater der Zeit Spezial Frankreich liegt aber noch ein zweiter, weniger euphorisierender Impuls zugrunde. Zwei Jahre nach den islamistisch motivierten Attentaten in der Pariser Innenstadt erzielten die Rechtsextremen in Frankreich historische Wahlerfolge. Zwar konnte der Front National die zweite Runde der Präsidentschaftswahlen nicht für sich entscheiden – was bleibt, ist jedoch eine politische Katerstimmung. Wie schreibt man in einem Land, das von immer tieferen sozialen Gräben durchzogen und von neuen Ängsten um die eigene Sicherheit geprägt ist, für das Theater?
Die Stellung von zeitgenössischen Theatertexten in Frankreich ist paradox: Sie sind omnipräsent und unsichtbar zugleich. In jedem Buchladen finden sich neue Stücke – auf den Bühnen aber nur sehr selten. Die französischen Gegenwartsautoren schaffen es weder in Frankreich noch in Deutschland auf die Bühnen, stellen unisono der französische Autor Guillaume Poix und die deutsche Übersetzerin Almuth Voß fest. Was sind die Gründe hierfür? Ist diese Situation unumkehrbar? Was lässt darauf hoffen, dass sich das künftig ändert?
Das Frankreich Spezial sucht anhand von Gesprächen und analytischen Texten Antwort auf diese Fragen. Die zahlreichen hier versammelten Beiträge geben begründeten Anlass zur Hoffnung auf einen Wandel: die kraftvolle Rückkehr des politischen Theaters; die spürbar ansteigende Präsenz von Autoren und Autorinnen mit Migrationshintergrund; die bedeutendere Position, die Autoren in nationalen und auch einigen regionalen Theatern innehaben; der Tatendurst, mit dem Orte wie das Pariser Théâtre Ouvert sich für neue Dramatik engagieren; die wiedererstarkte Dynamik von staatlichen Institutionen wie Artcena; die Ausbildung von Nachwuchsautoren an nationalen Theaterschulen – und nicht zuletzt die Kraft und Fantasie, mit denen Autoren und Autorinnen nicht müde werden, die Welt, in der sie leben, neu zu erfinden.
Anders als es der Ruf der oft als konventionell beschriebenen französischen Dramatik will, sind die Formen, die aus dieser Entwicklung resultieren, äußerst vielfältig. Auch in Frankreich verwischt der Gegensatz zwischen Individuum und Kollektiv, Original und Zitat, Verbalem und Non-Verbalem, schreibt der Dramaturg Daniel Loayza in seinem Beitrag: „Der Begriff écriture (Schreiben) wird nach und nach zu einer ebenso praktischen wie ungenauen Metapher.“ Und er fügt den nicht unwesentlichen Nachsatz an: „Was vielleicht gar nicht so schlecht ist.“ Auch wenn diese Ausgabe in erster Linie untersucht, wie Theatertexte entstehen, spürt sie gerade deshalb auch Protagonisten nach, die andere Formen des Schreibens praktizieren. Dem Regisseur Julien Gosselin etwa, der Romane für sein Theater adaptiert. Oder der Theaterleiterin Marie- José Malis, die Menschen aus der Pariser Banlieue einlädt, das Wort zu ergreifen. Oder schließlich den Theatermachern Joël Pommerat und Philippe Quesne, die auf sehr unterschiedliche Art und Weise Räume der Stille für sich sprechen lassen.
Möge dieses Frankreich Spezial dazu beitragen, dass frankofone Gegenwartsautoren mit aller Kraft auf unsere Bühnen zurückkehren. //
Lena Schneider und Jean-Marc Diébold
La France, invitée d’honneur à la Foire du livre de Francfort ! L’occasion est belle pour faire le point sur l’actualité de la dramaturgie française. Mais il existe aussi une deuxième impulsion pour ce numéro, bien moins euphorisante. Deux ans après les attentats islamistes dans le centre-ville de Paris, l’extrême droite a obtenu des scores historiques lors des élections françaises. Le Front national n’a finalement pas gagné le deuxième tour de l’élection présidentielle ; néanmoins il reste une sorte de gueule de bois. Cette situation pose la question de comment écrire pour le théâtre dans un pays profondément marqué par des divisions sociales grandissantes conjuguées à de nouvelles angoisses, sécuritaires notamment.
En France, les dramaturgies contemporaines sont paradoxalement omniprésentes et absentes à la fois. Toutes les librairies proposent des nouveaux textes théâtraux – mais ceux-ci sont rarement présentés sur scène. Les auteurs dramatiques contemporains français peinent à être montés sur les plateaux de théâtre en France comme en Allemagne, constatent d’une même voix l’auteur français Guillaume Poix et la traductrice allemande Almuth Voß. Quelles en sont les raisons ? Est-ce irrémédiable ? Quels sont les motifs d’espérer un changement?
Ce numéro spécial tente de répondre à ces questions à l’aide d'entretiens et d'analyses. Les nombreuses contributions qui le composent laissent penser qu’il existe plusieurs raisons de croire à un possible changement : le retour en force du théâtre politique, la montée en puissance des auteurs issus de la diversité, la place plus importante accordée aux auteurs dans les théâtres nationaux et certains Centres Dramatiques Nationaux, l’action toujours militante de certains lieux comme Théâtre Ouvert, le dynamisme retrouvé de certaines institutions comme Artcena, l’attention portée à la formation des auteurs dans les écoles nationales – et enfin la force et la fantaisie avec laquelle les auteur(e)s travaillent et réinventent les mondes dans lesquels ils et elles vivent.
Les formes résultant de ces efforts sont très variées, contrairement à ce que laisse penser la réputation du théâtre français souvent dit conventionnel. L’opposition entre individuel et collectif, original et citation, verbal et non-verbal a perdu de sa pertinence, écrit le conseiller littéraire Daniel Loayza dans sa contribution. « Le terme d’écritures tend à ne plus être qu’une métaphore aussi commode qu’imprécise. Ce qui n’est d’ailleurs pas si grave, peut-être. » Même si ce numéro recherche d’abord des manières de créer des textes pour la scène, il explore également d’autres formes d’écritures. Celle du metteur en scène Julien Gosselin par exemple, qui adapte des romans pour son théâtre, celle de Marie-José Malis, qui invite les habitants de la banlieue parisienne à prendre la parole, ou finalement, les espaces du silence qui sont diversement employés dans les spectacles de Joël Pommerat et de Philippe Quesne.
Puisse ce numéro spécial de Theater der Zeit contribuer au retour en force des auteurs contemporains francophones sur nos plateaux. //
Jean-Marc Diébold et Lena Schneider















